sans cesse

popwar

samedi 27 décembre 2008

jour 2 (dans cuba)


retour de la plage à la pluie

le réveil est dur. 10 heure. j'me lève et j'prend une grosse et longue douche. chez moi, j'aurai limité, ici, je gaspille presque malgré moi. j'ai participé au buffet seul. tous les autres étant déjà levé ou à la plage.

la nourriture est plutôt médiocre (en fait pas a mon goût, mais pour vrai le fromage est louche) au buffet, même le matin. tout ce qui est faire avec de la farine (muffins, pain, crêpes) est sec et pour accompagné, on a droit à toute une série de marmelades à la même couleur mais aux fruits différents.

au loin, y'as un autre bus de larves, ou de poissons qui s'en viens. j'vous dis, ça roule ici! tous les sourires sont les même, ceux des nouveaux venus; heureux, et ceux des cubains; trop souvent forcés.

hola.

j'suis gêné quand je quitte le buffet l'assiette à moitié pleine, le bedon beaucoup trop vide.j'suis probablement un des seul car tout le monde se promène toujours drink à la main.

on a fait une sirène dans le sable et quelques personnes se sont arrêtées pour nous regarder travailler. à ma grande surprise, beaucoup des gens ici sont québécois. cuba et québec, qu'avons nous?

on remarque visiblement les traces des récents ouragans. à la plage, on a essayé de patcher tous les arbres morts par une rangée de palmiers déjà mature. ça l'air de bien marché puisque personne ne s'en soucie. les arbres restant (d'après le sinistre) ont à peine de feuilles (ou de palmes?), les autres, déracinés, sont placé de façon extravagante en guise d'arbres exotiques (?). ça dérange pas grand monde tout ça de toute façon. vous avez déjà vu des plages avec un tapis de cailloux sur 30 pieds? c'est pas les vague qui amène des roches gros comme des ghettoblasters. de toute façon, les gens s'imaginent du sable et du soleil et ils en ont, le reste, on s'en fou. pourtant, ils séjournent ici pour un prix dérisoire, léchage de cul malgré leur impolitesse. bande d'ingrats.

1 peso sur la table, j'oublie tout.

c'est notre délivrance, fini la culpabilité. esclaves? voici ton dut. et encore là, c'est pour ceux qui en ont la conscience.

mon moi-même se plaît malgré tout. la solitude me fait réfléchir à quelque truc (autre que l'état de Cuba , aussi ). j'cherche les gens plus que je passe de temps avec eux. s't'un peu comme les foufs, mais sans musique, moins cher, alcool à volonté. dans l,fond s'pas tant comme les foufs.

j'ai l'temps d'écrire, ça, j'apprécie. j'ai souvent l'temps, mais j'le prend pas en fait. faut j'me rappelle de ça. j'essaie l'aquarelle a l'avenir.

gab, j'm'ennui.

gracias.

3 commentaires:

  1. Quand j'te lis, j'ai l'goût d'écrire d'la miuze sur ma guitare accoustique... Tes mots sont justes et frappent comme de l'acide sur le beau préjugé qu'est le Paradis cubain.

    Enfin on l'a trouvé, notre Rabot écrivain :) Merci infiniment pour ce journal.

    -Jean

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  2. Les gens aiments croire en la magie du voyage.

    Ca me fait étrangement penser au meilleurs des mondes dans le bout ou ils partent en voyages dans la réserve a sauvage.

    Ceux qui auront lu pourront en jugé.

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  3. J'ai eu ses pensées quand j'étais à Cuba, mais j'avais peut-etre 15-16 ans. Ça m'avais perturbé réellement qu'on s'en aille là comme des touristes pour voir 'ce qu'il y a de plus beau à Cuba'. Ça me désole vraiment. Je hais le « sud » pour tout ce sentiment d'intrus(ion)... j'ai pas trop d'inspiration, mais je vais peut-être de riposter sur mon blog ;)

    Je n'y retourne plus, dans le sud, même pas à Longeuil.

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